Le 5 septembre 2026 à 20h12 UTC, la startup allemande Isar Aerospace a réussi le deuxième vol d’essai de son lanceur Spectrum depuis l’Andøya Space, dans l’Arctique norvégien. Baptisée « Onward and Upward », cette mission de qualification marque le premier succès orbital d’une fusée décollant du sol de l’Europe occidentale, dix-sept mois après l’échec du vol inaugural du 30 mars 2025, qui s’était achevé par une perte de contrôle en tangage à peine trente secondes après le décollage.
Le vol aura connu pas moins de six reports échelonnés entre janvier et août 2026 : soupape de pressurisation défaillante (21 janvier), conditions météo et contraintes de sécurité en zone de retombée conjuguées à une hausse imprévue de la température du carburant (mars), fuite suspectée sur un réservoir composite bobiné (avril), puis problèmes sur les circuits fluides du lanceur (juin) avant une tentative en août finalement reportée à son tour.
Spectrum est un lanceur réutilisable à deux étages de 28 m de haut pour 2 m de diamètre, fonctionnant à l’oxygène liquide et au propane liquide : neuf moteurs Aquila propulsent le premier étage, un dixième moteur optimisé pour le vide équipant le second. La fusée a placé cinq CubeSats et une expérience non séparable en orbite héliosynchrone, dans le cadre du programme Boost! de l’ESA.
La fusée emportait les satellites exploitant les fréquences radioamateur suivant :
FramSat-1 (Orbit NTNU – Norvège)
Construit par l’équipe étudiante Orbit NTNU (Norwegian University of Science and Technology, Trondheim), FramSat-1 est un démonstrateur technologique testant un capteur solaire expérimental.
SpaceTeamSat1 / STS1 (TU Wien Space Team – Autriche)
CubeSat 1U construit par des étudiants de la TU Wien, permettant de faire tourner en orbite des logiciels développés par eux-mêmes dans le cadre de cette charge utile éducative.
Du 2 au 4 septembre 2026, le nanosatellite SAKHACUBE-CHOLBON (RS18S) diffusera une série d’images au format SSTV .
L’événement est organisé par la Mission permanente de la République de Sakha (Yakoutie) auprès du district fédéral de l’Extrême-Orient, en collaboration avec les administrations régionales de ce district.
La diffusion s’effectuera en deux sessions :
Première session : Du 2/09/2026 à 00h00 UTC au 3/09/2026 à 12h00 UTC.
Seconde session : Du 3/09/2026 à 23h59 UTC au 4/09/2026 à 23h59 UTC.
L’intervalle nominal de 180 secondes entre deux images peut être ajusté à tout moment en fonction de l’état des systèmes embarqués (niveau de charge de la batterie, surchauffe de l’émetteur-récepteur).
Un nouveau tir du lanceur chinois Long March 6C (CZ-6C) est programmé pour le 25 août 2026 à 03h30 UTC (11h30 heure de Pékin) depuis le centre spatial de Taiyuan (TSLC). Il s’agit d’une mission commerciale et scientifique à charges utiles multiples (rideshare). Parmi l’ensemble des passagers mis en orbite héliosynchrone (~500 km, inclinaison ~97,5°), deux microsatellites éducatifs et scientifiques intègrent des charges utiles du service radioamateur : JAMX01 (Jing’an Dream Star) et BY70-4 (Harbin MicroSat).
À l’instar des vols d’opportunité groupés (tels que les tirs SpaceX Transporter), cette mission menée par le lanceur moyen Long March 6C emporte plusieurs engins spatiaux principaux ainsi que des charges utiles secondaires. Les deux satellites d’intérêt radioamateur profitent de cette capacité d’emport partagé pour rejoindre leur orbite de travail.
JAMX01 (Jing’an Dream Star / 靜安夢想星)
Masse / Type : Microsatellite d’environ 50 kg.
Origine & Projet : Développé dans le cadre d’un projet éducatif pluriannuel initié en 2019 par des élèves du district de Jing’an à Shanghai, en collaboration avec des passionnés de radioamateurisme et le Youngster Activity Center of Jing’an District. L’objectif est de fournir une expérience concrète en ingénierie spatiale, télécommandes, suivi télémétrique et communications radio. Des étudiants et enseignants se déplacent d’ailleurs sur le site de lancement de Taiyuan pour participer aux opérations de contrôle au sol.
Charges utiles : Outre sa charge utile radio, l’engin embarque des dispositifs éducatifs originaux : un système d’éclairage stroboscopique/clignotant destiné à le rendre visible depuis le sol sous forme de point lumineux, une expérience optique de caleidoscope, ainsi que des enregistrements de voix de jeunes diffusés depuis l’espace.
Masse / Concepteur : Microsatellite d’environ 18,7 kg développé par la célèbre équipe LilacSat de l’Institut de Technologie de Harbin (HIT).
Charges utiles : Caméra haute définition, caméra miniature (transmettant des images aux formats JPEG et SSDV), caméra à polarisation, affichage pédagogique et transpondeur de télé-messages court.
Fréquences et télémétrie :
437,443 MHz – Voie descendante télémétrie UHF en 9600 bps BPSK, avec un format compatible avec le décodeur ASRTU-1.
Statut de la coordination radio : Non coordonné. L’équipe du satellite a indiqué que BY70-4 réutilise la coordination de fréquence attribuée précédemment à BY70-3 (satellite aujourd’hui rentré dans l’atmosphère). La base de données publique de l’IARU mentionne toujours la coordination du 437,443 MHz sous l’identifiant BY70-3 sans fiche distincte pour BY70-4.
L’ARSB (Amateur Radio Society of Bangladesh) a déposé une demande officielle auprès de la société d’État Bangladesh Satellite Company Limited (BSCL) afin d’obtenir l’allocation d’une charge utile (transpondeur) réservée aux activités radioamateurs sur le satellite Bangladesh Satellite-2.
L’intégration d’un tel équipement représente une opportunité majeure pour la communauté scientifique et technique locale, mais également pour l’ensemble des radioamateurs et écouteurs du monde entier :
Communications d’urgence et secours en cas de catastrophe : Situé dans une région particulièrement exposée aux aléas climatiques (cyclones, inondations), le Bangladesh bénéficierait d’un canal de communication par satellite résilient, autonome et indépendant des infrastructures terrestres qui sont souvent endommagées ou saturées lors de telles crises.
Éducation et formation STEM : Offrir aux étudiants, universitaires et jeunes chercheurs une plateforme spatiale réelle pour s’initier aux technologies des télécommunications par satellite, à la réception de télémétrie et au traitement du signal.
Expérimentation technique & innovation : Permettre aux radioamateurs de tester de nouveaux modes de modulation numériques et de faire avancer la recherche appliquée aux communications spatiales.
Coopération et amitié internationale : Renforcer les liens entre les radioamateurs du monde entier grâce à un vecteur de communication intercontinental accessible à tous.
Pour convaincre la direction de la BSCL d’accorder la priorité à cette charge utile scientifique et non commerciale, il est primordial de démontrer l’existence d’un fort soutien au sein de la communauté radioamateur internationale. Chaque signature compte pour apporter la preuve d’un intérêt concret et global.
Après avoir été reporté, le satellite diffuse des images SSTV jusqu’au 5 aout 2026. Et potentiellement le 7 & 8 aout 2026
À l’occasion du cinquième anniversaire du lancement de QMR-KWT-1 — le tout premier satellite koweïtien mis en orbite —, une expérience commémorative spéciale est organisée depuis l’espace !
Le satellite QMR-KWT-2 diffusera pour l’occasion une série d’images en SSTV (Television à balayage lent) afin d’immortaliser cet anniversaire marquant pour le programme spatial éducatif et radioamateur du Koweït (Orbital Space).
À vos récepteurs ! Du 28 juillet au 1er août 2026, le nanosatellite SAKHACUBE-CHOLBON (RS18S) diffusera une série d’images au format SSTV .
Ces cartes postales spatiales ont été réalisées par les élèves de l’Académie luthérienne ELCHK de Hong Kong, dans le cadre du programme Arctic Challenge 2026. Ce projet éducatif est le fruit d’une collaboration entre cette académie et la Junior Academy of Sciences de la République de Sakha (Yakoutie).
Cette expérience radioamateur et spatiale coïncide avec la célébration de trois événements importants :
77 ans de relations diplomatiques entre la Russie et la Chine.
25 ans de l’Accord de bon voisinage et de coopération.
L’Année russo-chinoise de l’éducation (2026-2027).
La diffusion s’effectuera en deux sessions séparées par une plage de maintenance :
Première session : Du 28/07/2026 à 03h00 UTC au 29/07/2026 à 03h00 UTC.
Pause technique : Du 29/07/2026 à 03h00 UTC au 30/07/2026 à 03h00 UTC(émission interrompue).
Seconde session : Du 30/07/2026 à 03h00 UTC au 01/08/2026 à 03h00 UTC.
L’intervalle nominal de 180 secondes entre deux images peut être ajusté à tout moment en fonction de l’état des systèmes embarqués (niveau de charge de la batterie, surchauffe de l’émetteur-récepteur).
L’équipe technique de SPUTNIX (membre du groupe d’entreprises du même nom) a déployé une nouvelle fonctionnalité à bord de ses satellites : ils peuvent désormais diffuser des messages audio, recevables par les radioamateurs du monde entier !
🌑 À l’occasion de la Journée internationale de la Lune, une diffusion spéciale est lancée.
📅 Calendrier des transmissions (du 20 au 26 juillet 2026)
La diffusion alternera entre messages audio, images SSTV et données textuelles en ASCII (transmises pendant les phases de recharge de la batterie).
Début de l’émission : 20 juillet 2026 à 00h10 UTC (au-dessus du Kamtchatka)
Fin de l’émission : 26 juillet 2026 à 23h59 UTC
Programme quotidien :
20 juillet : SSTV & Audio
21 & 22 juillet : Texte (ASCII)
23 juillet : SSTV & Audio
24 juillet : Texte (ASCII)
25 juillet : SSTV & Audio
26 juillet : Diffusion technique de courte durée
⚠️ Attention : Les transmissions SSTV et audio peuvent être momentanément interrompues par le système de bord en cas de contraintes techniques (élévation de la température, baisse de charge de la batterie, etc.).
Envoyez vos rapports de réception à l’adresse radioamateur@sputnix.ru en veillant à inclure :
Vos nom et prénom
Votre indicatif (si applicable)
La date et l’heure exactes de la réception (en UTC)
Une preuve de réception (capture d’écran de l’image SSTV, fichier audio ou extrait de données).
🚀 Avis aux propriétaires de satellites sur plateformes SXC : Cette nouvelle fonction d’émission audio peut être ajoutée à votre propre appareil grâce à une mise à niveau du firmware effectuée directement en orbite. Pour toute demande, contactez contact@sputnix.ru.
Les opérateurs radioamateurs et les passionnés d’observation satellite disposent désormais d’un nouvel outil sur iPhone et iPad : AllMySat. L’application combine suivi en temps réel, prédiction des passages, aide au pointage d’antenne et alertes personnalisables pour accompagner les opérateurs sur le terrain.
Elle propose trois modes de visualisation — un globe 3D, une carte 2D et un mode réalité augmentée — ainsi qu’un catalogue de plus de 34 000 objets en orbite (satellites, étages de fusées et débris). Selon l’éditeur, les données orbitales sont mises à jour toutes les six heures à partir de sources reconnues du secteur spatial, dont le réseau de surveillance de l’US Space Force.
Parmi les autres fonctionnalités : correction Doppler en temps réel, informations de fréquences satellite, suivi des lancements à venir, listes de suivi personnalisées, mode hors ligne et écran en vision nocturne pour les sessions en extérieur de nuit. L’application est disponible gratuitement, une formule premium optionnelle débloquant des fonctions étendues comme des fenêtres de prédiction allongées et l’export de données.
AllMySat est développée par F4MDX (nxugget), qui a fait le choix de la transparence en publiant sur GitHub le code du moteur de calcul scientifique de l’application (allmysat-kit), ainsi qu’un bot Discord dédié au suivi satellite et une version Android en développement.
L’application est téléchargeable sur l’App Store, et plus d’informations sont disponibles sur allmysat.com.
Le 11 juillet 2026, le catalogue de surveillance spatiale américain a attribué son premier numéro à six chiffres, au CubeSat portugais **Saramago**. Pendant soixante-neuf ans, chaque objet suivi tenait dans cinq chiffres. Saramago est le premier qui déborde.
Le problème est simple : le **TLE**, le format que lisent presque tous nos logiciels de poursuite, n’a pas la place d’écrire ce numéro. Voici ce qui se passe, pourquoi, et ce qu’il faut vérifier sur votre station.
*Saramago, baptisé d’après le prix Nobel de littérature José Saramago, est un CubeSat de veille maritime lancé le 30 mars 2026 sur un Falcon 9 depuis Vandenberg, en orbite héliosynchrone à ~500 km, aux côtés de ses jumeaux Camões, Agustina et Pessoa.*
Le catalogue aurait put continué à incrémenter jusqu’à saturer les cinq chiffres à 99 999. La réalité est plus subtile, et il vaut la peine de la comprendre pour ne pas se tromper dans ses scripts.
La US Space Force réserve depuis longtemps la tranche 70 000 – 99 999 à des objets « analystes », c’est-à-dire des pistes de travail temporaires, non consolidées :
70 000 : estimations avant lancement ;
80 000 : orbites détectées mais pas encore rattachées à un lancement connu ;
90 000 : cibles non corrélées (UCT), typiquement des débris fraîchement repérés par des radars à haute sensibilité comme le Space Fence.
Les charges utiles officielles ne pouvaient donc pas piocher dans cette plage. Arrivé au bout des numéros « réels » disponibles, le catalogue a **sauté par-dessus la zone réservée** et repris directement au-delà de 100 000. Saramago a hérité du premier de cette nouvelle génération. Ce n’est pas une saturation subie, c’est une architecture de numérotation qui atteint sa limite de conception.
Un élément orbital (ou élément képlérien) est une photographie mathématique de la trajectoire d’un satellite à un instant précis, « l’époque ». Votre logiciel ingère ces paramètres et les projette dans le futur via un modèle de propagation — le fameux **SGP4** — pour vous dire quand et où pointer.
Le choix d’un format pour stocker et transmettre ces paramètres arbitre en permanence entre trois exigences contradictoires :
la légèreté, pour économiser bande passante et stockage (pensez aux stations isolées ou aux terminaux bas débit) ;
la simplicité de décodage, pour qu’un microcontrôleur de station automatisée « parse » sans latence ;
l’extensibilité, pour intégrer de nouvelles variables (dimensions du satellite, manœuvres, indices de confiance) et affiner les calculs.
Le **TLE** (*Two-Line Element*) est né dans les années 1960, calibré pour tenir sur une carte perforée de 80 colonnes : deux lignes de 69 caractères, ~140 octets par objet, des éléments « moyens » taillés sur mesure pour SGP4. Un chef-d’œuvre de compacité — mais d’une rigidité totale. Le numéro de catalogue y est codé sur **cinq caractères, point**. Impossible d’y écrire « 100000 » sans allonger la ligne, ce qui ferait planter d’un coup tous les logiciels de la Guerre froide encore en service.
Pour gagner du temps sans casser la longueur des lignes, la Space Force a déployé le format **Alpha-5** : on remplace le premier chiffre par une lettre majuscule.
`A0000` = 100 000
`B0000` = 110 000
…
`S9999` = 269 999
La lettre encode la tranche des dizaines de milliers (I et O sont sautés pour éviter la confusion avec 1 et 0). Le plafond monte ainsi à **339 999 objets** sans toucher au gabarit du fichier.
C’est astucieux, mais ça ne règle rien sur le fond : on ne peut toujours pas ajouter la moindre donnée moderne, et le jour où l’on dépassera 339 999 (les méga-constellations projettent déjà des dizaines de milliers de satellites), le TLE sera définitivement hors-jeu.
Pour sortir de l’impasse, le CCSDS (Comité consultatif pour les systèmes de données spatiales) a formalisé les *Orbit Data Messages* (ODM), qui lèvent nativement le verrou des cinq chiffres.
Trois familles, selon le besoin :
– OMM (*Orbit Mean-Elements Message*) — c’est celui qui nous concerne le plus. Il reprend exactement les éléments moyens du TLE (donc reste compatible SGP4), mais les encapsule dans une structure moderne où l’identifiant peut faire 9 chiffres ou plus. C’est le remplaçant direct et naturel du TLE. Les centres de distribution l’appellent souvent la donnée « **GP** » (*General Perturbations*).
– OPM (*Orbit Parameter Message*) — des éléments instantanés (osculateurs), enrichis de données physiques du satellite pour mieux modéliser la traînée.
– OEM (*Orbit Ephemeris Message*) — non plus une formule, mais une table de positions/vitesses échantillonnées dans le temps, avec matrices de covariance (l’ellipse d’incertitude). Le format de référence pour le calcul fin des risques de collision.
Ces messages se sérialisent en plusieurs syntaxes, chacune avec son compromis :
Syntaxe
Force
Faiblesse
KVN (`PARAMÈTRE = VALEUR`)
La plus légère après le TLE, lisible par des machines modestes
Supporte mal les structures imbriquées
XML
Validation stricte par schéma (XSD), rigueur industrielle
La plus verbeuse, la plus lourde en bande passante
JSON
Adoptée massivement par les API; typage natif
Validation de schéma moins carrée que XML
CSV
Densité numérique maximale pour les éphémérides géantes (OEM)
Pas de métadonnées globales
À titre d’ordre de grandeur : un OMM complet en XML pèse ~1 200 caractères contre ~168 pour un jeu trois lignes. Un facteur 7 — négligeable aujourd’hui côté réseau, mais qui explique la persistance du TLE dans les usages embarqués.
D’abord une bonne nouvelle : l’AMSAT continuera de publier des bulletins TLE indéfiniment pour tous les satellites lancés avant juillet 2026. Si vous ne suivez que des « oiseaux » anciens (l’ISS, les FO/AO/SO classiques…), rien ne casse. En revanche, tout satellite lancé après l’été 2026 imposera l’un des nouveaux formats.
La seule chose à faire est donc simple : vérifiez que votre logiciel accepte les nouveaux formats — les flux modernes GP / OMM en JSON ou XML. Le plus sûr est de le tester avec un satellite récent : s’il l’affiche correctement, vous êtes tranquille ; s’il refuse la donnée ou plante, c’est qu’il faut le mettre à jour ou en changer.
En cas de doute, la page des logiciels de l’AMSAT-Francophone est le bon point de départ. Elle recense les applications de prédiction, indique lesquelles sont maintenues et vous aide à en trouver une compatible avec les nouveaux formats si la vôtre ne suit pas :
CelesTrak — jeux GP courants et documentation de référence sur les formats. On y récupère par exemple Saramago en JSON via https://celestrak.org/NORAD/elements/gp.php?CATNR=100000&FORMAT=json (le paramètre FORMAT accepte aussi TLE, XML, KVN, CSV) : https://celestrak.org/NORAD/elements/