À vos récepteurs ! Du 28 juillet au 1er août 2026, le nanosatellite SAKHACUBE-CHOLBON (RS18S) diffusera une série d’images au format SSTV .
Ces cartes postales spatiales ont été réalisées par les élèves de l’Académie luthérienne ELCHK de Hong Kong, dans le cadre du programme Arctic Challenge 2026. Ce projet éducatif est le fruit d’une collaboration entre cette académie et la Junior Academy of Sciences de la République de Sakha (Yakoutie).
Cette expérience radioamateur et spatiale coïncide avec la célébration de trois événements importants :
77 ans de relations diplomatiques entre la Russie et la Chine.
25 ans de l’Accord de bon voisinage et de coopération.
L’Année russo-chinoise de l’éducation (2026-2027).
La diffusion s’effectuera en deux sessions séparées par une plage de maintenance :
Première session : Du 28/07/2026 à 03h00 UTC au 29/07/2026 à 03h00 UTC.
Pause technique : Du 29/07/2026 à 03h00 UTC au 30/07/2026 à 03h00 UTC(émission interrompue).
Seconde session : Du 30/07/2026 à 03h00 UTC au 01/08/2026 à 03h00 UTC.
L’intervalle nominal de 180 secondes entre deux images peut être ajusté à tout moment en fonction de l’état des systèmes embarqués (niveau de charge de la batterie, surchauffe de l’émetteur-récepteur).
Le 11 juillet 2026, le catalogue de surveillance spatiale américain a attribué son premier numéro à six chiffres, au CubeSat portugais **Saramago**. Pendant soixante-neuf ans, chaque objet suivi tenait dans cinq chiffres. Saramago est le premier qui déborde.
Le problème est simple : le **TLE**, le format que lisent presque tous nos logiciels de poursuite, n’a pas la place d’écrire ce numéro. Voici ce qui se passe, pourquoi, et ce qu’il faut vérifier sur votre station.
*Saramago, baptisé d’après le prix Nobel de littérature José Saramago, est un CubeSat de veille maritime lancé le 30 mars 2026 sur un Falcon 9 depuis Vandenberg, en orbite héliosynchrone à ~500 km, aux côtés de ses jumeaux Camões, Agustina et Pessoa.*
Le catalogue aurait put continué à incrémenter jusqu’à saturer les cinq chiffres à 99 999. La réalité est plus subtile, et il vaut la peine de la comprendre pour ne pas se tromper dans ses scripts.
La US Space Force réserve depuis longtemps la tranche 70 000 – 99 999 à des objets « analystes », c’est-à-dire des pistes de travail temporaires, non consolidées :
70 000 : estimations avant lancement ;
80 000 : orbites détectées mais pas encore rattachées à un lancement connu ;
90 000 : cibles non corrélées (UCT), typiquement des débris fraîchement repérés par des radars à haute sensibilité comme le Space Fence.
Les charges utiles officielles ne pouvaient donc pas piocher dans cette plage. Arrivé au bout des numéros « réels » disponibles, le catalogue a **sauté par-dessus la zone réservée** et repris directement au-delà de 100 000. Saramago a hérité du premier de cette nouvelle génération. Ce n’est pas une saturation subie, c’est une architecture de numérotation qui atteint sa limite de conception.
Un élément orbital (ou élément képlérien) est une photographie mathématique de la trajectoire d’un satellite à un instant précis, « l’époque ». Votre logiciel ingère ces paramètres et les projette dans le futur via un modèle de propagation — le fameux **SGP4** — pour vous dire quand et où pointer.
Le choix d’un format pour stocker et transmettre ces paramètres arbitre en permanence entre trois exigences contradictoires :
la légèreté, pour économiser bande passante et stockage (pensez aux stations isolées ou aux terminaux bas débit) ;
la simplicité de décodage, pour qu’un microcontrôleur de station automatisée « parse » sans latence ;
l’extensibilité, pour intégrer de nouvelles variables (dimensions du satellite, manœuvres, indices de confiance) et affiner les calculs.
Le **TLE** (*Two-Line Element*) est né dans les années 1960, calibré pour tenir sur une carte perforée de 80 colonnes : deux lignes de 69 caractères, ~140 octets par objet, des éléments « moyens » taillés sur mesure pour SGP4. Un chef-d’œuvre de compacité — mais d’une rigidité totale. Le numéro de catalogue y est codé sur **cinq caractères, point**. Impossible d’y écrire « 100000 » sans allonger la ligne, ce qui ferait planter d’un coup tous les logiciels de la Guerre froide encore en service.
Pour gagner du temps sans casser la longueur des lignes, la Space Force a déployé le format **Alpha-5** : on remplace le premier chiffre par une lettre majuscule.
`A0000` = 100 000
`B0000` = 110 000
…
`S9999` = 269 999
La lettre encode la tranche des dizaines de milliers (I et O sont sautés pour éviter la confusion avec 1 et 0). Le plafond monte ainsi à **339 999 objets** sans toucher au gabarit du fichier.
C’est astucieux, mais ça ne règle rien sur le fond : on ne peut toujours pas ajouter la moindre donnée moderne, et le jour où l’on dépassera 339 999 (les méga-constellations projettent déjà des dizaines de milliers de satellites), le TLE sera définitivement hors-jeu.
Pour sortir de l’impasse, le CCSDS (Comité consultatif pour les systèmes de données spatiales) a formalisé les *Orbit Data Messages* (ODM), qui lèvent nativement le verrou des cinq chiffres.
Trois familles, selon le besoin :
– OMM (*Orbit Mean-Elements Message*) — c’est celui qui nous concerne le plus. Il reprend exactement les éléments moyens du TLE (donc reste compatible SGP4), mais les encapsule dans une structure moderne où l’identifiant peut faire 9 chiffres ou plus. C’est le remplaçant direct et naturel du TLE. Les centres de distribution l’appellent souvent la donnée « **GP** » (*General Perturbations*).
– OPM (*Orbit Parameter Message*) — des éléments instantanés (osculateurs), enrichis de données physiques du satellite pour mieux modéliser la traînée.
– OEM (*Orbit Ephemeris Message*) — non plus une formule, mais une table de positions/vitesses échantillonnées dans le temps, avec matrices de covariance (l’ellipse d’incertitude). Le format de référence pour le calcul fin des risques de collision.
Ces messages se sérialisent en plusieurs syntaxes, chacune avec son compromis :
Syntaxe
Force
Faiblesse
KVN (`PARAMÈTRE = VALEUR`)
La plus légère après le TLE, lisible par des machines modestes
Supporte mal les structures imbriquées
XML
Validation stricte par schéma (XSD), rigueur industrielle
La plus verbeuse, la plus lourde en bande passante
JSON
Adoptée massivement par les API; typage natif
Validation de schéma moins carrée que XML
CSV
Densité numérique maximale pour les éphémérides géantes (OEM)
Pas de métadonnées globales
À titre d’ordre de grandeur : un OMM complet en XML pèse ~1 200 caractères contre ~168 pour un jeu trois lignes. Un facteur 7 — négligeable aujourd’hui côté réseau, mais qui explique la persistance du TLE dans les usages embarqués.
D’abord une bonne nouvelle : l’AMSAT continuera de publier des bulletins TLE indéfiniment pour tous les satellites lancés avant juillet 2026. Si vous ne suivez que des « oiseaux » anciens (l’ISS, les FO/AO/SO classiques…), rien ne casse. En revanche, tout satellite lancé après l’été 2026 imposera l’un des nouveaux formats.
La seule chose à faire est donc simple : vérifiez que votre logiciel accepte les nouveaux formats — les flux modernes GP / OMM en JSON ou XML. Le plus sûr est de le tester avec un satellite récent : s’il l’affiche correctement, vous êtes tranquille ; s’il refuse la donnée ou plante, c’est qu’il faut le mettre à jour ou en changer.
En cas de doute, la page des logiciels de l’AMSAT-Francophone est le bon point de départ. Elle recense les applications de prédiction, indique lesquelles sont maintenues et vous aide à en trouver une compatible avec les nouveaux formats si la vôtre ne suit pas :
CelesTrak — jeux GP courants et documentation de référence sur les formats. On y récupère par exemple Saramago en JSON via https://celestrak.org/NORAD/elements/gp.php?CATNR=100000&FORMAT=json (le paramètre FORMAT accepte aussi TLE, XML, KVN, CSV) : https://celestrak.org/NORAD/elements/
Dans le cadre d’un événement éducatif organisé à la demande des radioamateurs, le satellite scolaire UMKA-1 (RS40S) transmet des images vers la Terre.
Fin de la transmission : Lundi matin
Fréquence : 437,625 MHz
Intervalle de transmission : environ toutes les 120 secondes (2 minutes)
Format / Modulation : SSTV Robot36
« UMKA-1 » (RS40S) — un télescope cubesat scolaire, créé à l’école n° 29 de Podolsk, nommée d’après P. I. Zabrodin, dans le cadre du projet Space-π. Il a été mis en orbite avec succès le 27 juin 2023.
⚠️ Attention : le programme de diffusion peut être modifié, et la transmission des images reportée ou interrompue prématurément en cas de nécessité technique.
Les radioamateurs adeptes du trafic par satellite connaissent tous Gpredict, l’application de poursuite et de prédiction de passages développée par Alexandru Csete (OZ9AEC). Devenu une référence sur le bureau Linux depuis plus de quinze ans, ce logiciel libre s’appuie sur les algorithmes de propagation SGP4/SDP4 et les éléments orbitaux NORAD (TLE) pour suivre un nombre illimité de satellites et piloter récepteurs et rotors via Hamlib. Un nouveau projet vient aujourd’hui proposer une réécriture complète de cet outil : Gpredict-Improved, publié par Sadatoshi Koike (JF9SOM).
Le projet ne se contente pas de corriger ou d’étendre le code historique : il s’agit d’une réécriture de fond, bâtie sur une pile logicielle Python moderne (Python 3.11+, moteur orbital Skyfield, interface PySide6/Qt6). Le logiciel reste publié sous licence GPL-2.0-or-later, donc compatible avec le Gpredict original, et rend hommage aux briques sur lesquelles il s’appuie : Gpredict, Skyfield, Hamlib et la base de données SATNOGS de la Libre Space Foundation.
Dans son annonce, l’auteur explique sa démarche : Gpredict est resté longtemps le standard de fait, mais de nombreuses fonctionnalités pouvaient lui être ajoutées. Il observe par ailleurs que les logiciels récents intégrant la radio logicielle (SDR) n’offrent généralement pas de contrôle satisfaisant des émetteurs-récepteurs et des rotors. Son objectif est donc de combiner le meilleur des deux mondes : des fonctions Hamlib intégrées, à la manière de WSJT-X, doublées d’une intégration SDR.
Plusieurs évolutions distinguent Gpredict-Improved de son aîné. La plus visible est l’accès depuis un navigateur : un serveur FastAPI (port 8080) démarre en arrière-plan, ce qui permet de consulter la poursuite depuis un téléphone ou une tablette connectés au même réseau local,. La nouvelle version vise Linux, Windows, macOS et Raspberry Pi.
Côté radio, Hamlib est désormais intégré : on sélectionne directement son poste dans l’interface graphique, sans avoir à lancer séparément un démon rigctld. La correction Doppler est également plus complète, puisqu’elle ajuste non seulement la fréquence mais aussi le mode et la tonalité CTCSS de façon automatique.
La gestion des fréquences satellites se fait depuis l’interface (synchronisation SATNOGS avec ajout et édition manuels), et la mise à jour des TLE devient automatique (attention reste encore au format TLE qui devient obsolète), multi sources, avec un système de notation de la qualité des données. Le projet annonce aussi le support des SDR de type HackRF et RTL-SDR, ainsi qu’une internationalisation gérée par gettext, déjà disponible en anglais et japonais — un point ouvrant la voie à une traduction française.
À l’heure où ces lignes sont écrites, l’essentiel de l’information provient de sources primaires : le dépôt GitHub officiel (documentation, architecture, feuille de route) et l’annonce de l’auteur, relayée dans les communautés radioamateurs,
📡 Paramètres de transmission : Début de la transmission : 31 mai, à 17 h 17 UTC Fin de la transmission : 1er juin, à déterminer. Fréquence : 437,625 MHz Intervalle de transmission : toutes les 240 secondes (4 minutes) Modulation : FM (message vocal)
🤩 « UMKA-1 » (RS40S) — un télescope cubsat scolaire, créé à l’école n° 29 de Podolsk, nommée d’après P. I. Zabrodin, dans le cadre du projet Space-π. Il a été mis en orbite avec succès le 27 juin 2023.
⚠️ Attention : le programme de diffusion peut être modifié, et la transmission des messages reportée ou interrompue prématurément en cas de nécessité technique.
À l’occasion de la Journée internationale de l’enfance, un événement SSTV (Slow Scan Television) va être diffusé depuis l’espace. Le CubeSat SAKHACUBE-CHOLBON (RS18S) va envoyer des images SSTV.
Dates et Horaires (Heures UTC)
L’événement s’étalera sur trois jours, mais attention, une pause technique est programmée au milieu de l’activation.
Début de l’événement : Lundi 1er juin 2026 à 12h00 UTC
Pause opérationnelle : Mardi 2 juin 2026 de 12h00 UTC à 23h59 UTC
Fin de l’événement : Mercredi 3 juin 2026 à 23h59 UTC
La fréquence suivante sera utilisée :
Fréquence :437.350 MHz (Bande UHF)
Mode SSTV :Robot 36
Intervalle d’émission : Une image toutes les 3 minutes
Le 4 avril, à l’occasion de la journée portes ouvertes de l’Université d’État de Nizhni Novgorod (NNGU) Lobachevski, le satellite UMKA-1 (RS40S) diffusera localement des images spéciales en SSTV.
Horaires de diffusion (UTC) : 06h33 — 09h40
Format : SSTV Robot36
Programme de diffusion :
La transmission se déroulera en boucle continue, mais à un rythme variable :
Les 10 premières minutes : rythme soutenu, pause de 30 secondes entre les images.
Ensuite et jusqu’à la fin de la diffusion : l’intervalle passera à 120 secondes.
Le satellite universitaire CatSat, développé par l’Université de l’Arizona, offre une opportunité passionnante pour les passionnés de SHF. Cependant, pour écouter sa balise ou utiliser son transpondeur, une planification préalable est nécessaire.
Contrairement à de nombreux satellites radioamateurs dont les balises sont actives en permanence, la charge utile de CatSat fonctionne à la demande. Ce CubeSat 6U a pour particularité d’utiliser une antenne gonflable expérimentale pour ses transmissions en bande X.
Deux services principaux sont accessibles aux radioamateurs :
Calendrier : Les transmissions sont prévues sur la période du 04/03/2026 au 05/03/2026 (UTC). Deux images sont envoyées consécutivement lors de chaque créneau.
Disponibilité : Le digipeater APRS sera désactivé pendant toute la durée de l’événement